Les 10 meilleurs clips de 2021

par | 24 Déc 2021 | Videodrome

Colorés à l’extrême, comblés d’extase ou de bouleversements intimes, sucrés ou aigres, fiers de leur bagage culturel ou bien dans la dénonciation, éclatants et sombres, voici les 10 meilleurs clips de l’année 2021.

10.

Camilla Cabello – Don’t Go Yet

Réalisatrices : Philippa Price et Pilar Zeta

Camilla Cabello mise sur la légèreté. Fière de ses origines cubaines et mexicaines, Cabello mise sur les clichés latino mis en scène de façon savoureuse. Voix vaporeuse, salsa à donf, couleurs pétaradantes, boucles d’oreille défiant la gravité, Don’t Go Yet c’est le moment de respiration qu’on rêve tous d’avoir. L’intro en stop-motion, tout simplement adorable !

9.

Tyler, The Creator – LUMBERJACK

Réalisateur : Wolf Haley (Tyler, The Creator)

Niveau étrangetés, Tyler the Creator nous a habitués à tout. Ici, manucure pastel au fin fond de l’Utah, critique du racisme avec des maquillages grossiers, tempêtes de neige avec des mamies pour un mauvais remake de Shining. Passé le côté WTF de l’ensemble, un univers cynique et grinçant, aux nombreuses connotations politiques de la part de Wolf Haley, l’alias de Tyler.

8.

SEVDALIZA – Rumors

Réalisateurs : Willem Kantine & Sevdaliza

Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir une femme enceinte condamnée à se battre contre des méchants qui en veulent à son petit. Injections de produits louches, des hélicoptères agressifs et un double en forme d’androide et tous les ingrédients sont là pour faire un sombre court-métrage lourd de sens. L’ultraviolence laisse parfois place à un sentiment d’impuissance larvée.

7.

Dua Lipa – We’re Good

Réalisatrices : Vania Heymann & Gal Muggia

N’avez vous jamais souhaité une belle romance pour Dua Lipa qu’on ne présente plus ? Quel amant plus merveilleux qu’un… homard ? Oui vous avez bien entendu. We’re Good signe une romance doucereuse à la Titanic entre la jolie Anglaise et un crustacé aux pinces enrubannées. Une bizarrerie rétro qu’on savoure sans peine, sans sauce rouille bien sûr.

6.

Doja Cat – Need To Know

Réalisateurs : Miles Cable & AJ Favicchio

Doja Cat nous offre une relecture féminine d’un Star Wars sous acide. Peau verte ou bleue, crâne allongé ou non, fringues dernier cri, vaisseaux, la chanteuse ne s’interdit rien dans son trip galactique. Et se paie au passage, une discrète apparition de Grimes en personne en fêtarde rose fluo. Need To Know (j’ai besoin de savoir) si ce merveilleux clip était réel ou non…

5.

Angèle – Bruxelles je t’aime

Réalisateur : Partizan

Il s’en passe des choses bizarres dans des trains parfois. Et je parle pas de gens qui vomissent… Angèle, pris d’un accès de mélancolie, repense au passé et à sa ville chérie. On pourrait trouver kitsch cette nostalgie mais Angèle s’y montre si convaincante et charmante, qu’on finit par adorer Bruxelles aussi. J’ai envie d’aller maintenant c’est malin!

4.

Megan Thee Stallion – Thot Shit

Réalisatrice : Aube Perrie

Longtemps victimes de discriminations diverses de la part d’hommes racistes qui n’ont que ça à faire de leur vie, les femmes noires se rebellent. Megan Thee Stallion n’y va pas par quatre chemins et se venge avec une mauvaise foi jubilatoire de ses haters : un WASP, condamné à subir les moqueries de la grande Megan. Avec en guise, une fin très… spéciale. 

3.

Radiohead – If You Say the Word

Réalisateur : Kasper Häggström

Chassé comme du gibier dans de profondes forêts hypnotiques, l’Homme est enfermé dans un container sale où, nourri de maigres sandwiches et habillé en costard-cravate, il est lourdement lâché dans un environnement urbain, où les autres humains semblent ne pas exister. Une réflexion puissante sur la tristesse du capitalisme actuel et une bonne dose d’humour très noir.

2.

Arca – Prada/Rakata

Réalisateur : Frederik Heyman et Arca

Prada/Rakata est le conte bigarré et retors sur la transidentité, la recherche de soi, où l’on aperçoit une créature équine en pleine mutation, une roue de feu, des aliens et des mutants aux dents longues sur fond de chauve-souris accouchant de crânes. Un fascinant aperçu du cerveau sans fond d’une grande artiste dotée d’une incroyable inventivité.

1.

Lil Nas X – MONTERO (Call Me By Your Name)

Réalisateurs : Tanu Muino & Lil Nas X

Lil Nas X casse cette année tous les codes machistes et éculés du rap/hip-hop US en vivant à fond son homosexualité, ses désirs morbides et tordus. MONTERO est autant inscrit dans le passé que le futur, repousse les limites, s’inspire du baroque français, des contes grecs ou de la mythologie biblique en y insufflant un queer power à fond la caisse. Un véritable chef-d’œuvre.